« La vie commence à la fin de votre zone de confort. »

-Neale Donald Walsch-

sortir de sa zone de confort

 

En Septembre 2017, j’ai voyagé pour la première fois tout seul. Rien de bien grand à l’échelle de l’humanité mais à ma propre échelle j’étais fier de moi. N’est-il pas ce qui compte le plus ?

Lors de mon retour parmi les miens, j’étais différent. Effectivement, partout où j’allais et peu importe ce que je faisais, je me sentais plus à l’aise.

 

N’avez-vous jamais ressenti ce même sentiment d’aisance  ?

 

Cette sensation est principalement due à la hausse de confiance que vous venez d’acquérir.

 

On augmente notre confiance en soi principalement en sortant de notre « Zone de Confort ».

 

La Zone de Confort peut être décrite comme un état psychologique où l’environnement qui nous entoure semble familier. On se sent alors en sécurité, à notre aise, et notre niveau de stress est au plus bas. En quelques mots, elle correspond à notre petite routine du quotidien. Il y’a une grande variabilité entre les individus. De ce fait, certaines personnes seront à l’aise pour danser dans une soirée entre ami(e)s quand d’autres seront à l’aise pour s’exprimer à l’oral. D’autres encore seront à l’aise dans ces deux situations ou bien dans aucune des deux.

 

Concrètement, plus notre zone de confort est grande, plus nous sommes à l’aise dans diverses situations. Notez le premier avantage de sortir de cette zone « ténébreuse ».

 

Quels sont les bénéfices à sortir du confort quotidien ?

 

 

Vous vivez de nouvelles expériences 

Par définition, notre zone de confort est notre « train-train quotidien ». De ce fait, expérimenter de nouvelles choses contribue à sortir de ce rituel. Voyager, cuisiner un nouveau plat, rencontrer de nouvelles personnes, prendre des cours de chant/cuisine/danse/théâtre, sauter en parachute (and so on !) , tant d’exemples pour goûter à des choses encore inconnues. Comment avez-vous commencer/ découvert votre passion ? En sortant de votre zone de confort.

 

Il vous sera plus facile de sortir en dehors de cette zone la fois suivante

 Tout comme notre confort quotidien est un cercle vicieux, sortir régulièrement de sa routine est un cercle vertueux. Plus vous sortez de celle-ci, plus vous serez accoutumé à en sortir et plus vous y réagirez mieux.

 

Vous êtes moins stressé(e) 

Etroitement liée à l’anecdote précédente. En sortant de votre zone de confort, vous devenez plus à l’aise dans des situations où vous ne l’étiez pas, auparavant. Ainsi, votre zone de confort s’agrandit progressivement et votre stress diminue lorsque vous rencontrez ce même type de situation. Dans certains cas, il ne diminue pas mais vous apprenez à mieux le contrôler.

 

Cela peut vous rendre plus créatif/ve

En 2012, trois scientifiques ont mené une recherche (1) sur la relation existant entre la créativité et l’expérience à l’étranger. Ils ont comparé la performance des étudiants qui ont étudié à l’étranger avec des étudiants qui prévoyaient d’étudier à l’étranger ainsi qu’avec des étudiants qui n’ont pas étudié à l’étranger (et n’ont pas l’intention de le faire). Les résultats ont montré que les étudiants ayant étudiés à l’étranger ont généré des idées plus originales (sur des tests mesurant la créativité) que les étudiants qui ne sont pas partis. Les trois scientifiques expliquent que les études à l’étranger solliciteraient certains processus cognitifs complexes qui facilitent la pensée créative.

Conclusion: Si vous êtes peintre ou dessinateur/trice, voyagez !

 

Vous apprendrez à être parfait(e) dans votre imperfection

Suis-je vraiment le seul à rater tout ce que je fais pour la première fois ? Sortir de votre zone de confort vous permettra d’être à l’aise lorsque vous serez imparfait pour la première fois. Pour les personnes (trop) perfectionnistes, cela peut vous rendre un grand service également.

 

Vous apprendrez à vous connaître

En vivant de nouvelles expériences, vous découvrirez certains de vos talents, vos traits de caractère, vos valeurs ou vos idées… encore insoupçonnés.À l’inverse, vous saurez quelles sont vos faiblesses, quels sont les points où vous pourriez davantage vous améliorer. C’est aussi une façon d’évoluer.

 

Vous y prendrez goût 

Quand certains sautent d’un pont, conduisent à toute vitesse ou simplement frôlent la mort pour obtenir un shoot d’adrénaline, vous sortirez de votre zone de confort pour obtenir ce que vous voulez, vraiment. Parvenir à se procurer ce que l’on désir véritablement constitue une grande source de motivation. Ces sentiments de fierté, de courage et d’accomplissement  qui vous gagneront dans ces moments de réussite (peu importe qu’ils soient petits ou grands) vous donneront l’envie de recommencer.Encore et encore.

 

Vous gagnez davantage confiance en vous  

Probablement l’un des avantages les plus bénéfiques. C’est une illusion de croire que l’on va devenir plus confiant en restant assis dans son canapé toute la journée.

 

 

Sortez de votre zone de confort

mais allez-y progressivement.

 

 

 

 

Une étude [2] des plus récentes (1908!!!) menée par les psychologues Robert Yerkes et John Dilligham Dodson a montré qu’un niveau trop élevé de stress réduit nos performances.

A l’aide de souris, nos 2 scientifiques ont trouvé qu’une stimulation améliorait leur performance jusqu’à un certain niveau, aussi appelé « anxiété optimale ». Quand le niveau d’anxiété était trop bas ou trop élevé, la performance se voyait réduite.

Ce concept est, aujourd’hui, appelé la “loi Yerkes-Dodson” et peut être illustré par une courbe en U inversé (image ci-dessous).

 

courbe stress et performance

 

Comme le précise le professeur Daniel Goleman, dans Psychologytoday [3]: « Quand les exigences deviennent trop grandes, quand la pression nous submerge, trop de choses à faire avec trop peu de temps ou de soutien, nous entrons dans la zone de mauvais stress. »

Et il rajoute : « Au-delà de la zone optimale, il y a un point de basculement où le cerveau sécrète trop d’hormones de stress, et elles commencent à interférer avec notre capacité de bien travailler, d’apprendre, d’innover, d’écouter et de planifier efficacement. »

Prenons l’exemple d’une personne qui n’est pas habituée à parler en public et que l’on place, du jour au lendemain, devant un auditoire de 1000 personnes. Qu’est ce qui risque d’arriver, selon vous?

D’après la « loi Yerkes-Dodson », cette personne, bien que très courageuse, devra faire face à un (très) haut niveau de stress, augmentant considérablement  ses chances de perdre ses moyens.

Cela reste un exemple. N’oublions pas que nous sommes tous différents. Ainsi, ma réaction au stress ne sera pas la même que la vôtre.

Retenez simplement qu’il n’est pas conseillé de sortir trop loin (et trop vite!) de votre zone de confort. L’idéal est d’y aller petit pas par petit pas. Cela est d’autant plus vrai lorsque l’on commence.

 

 

Qu’est ce que je perds en n’osant pas sortir de ma  zone de confort ?

 

 

En sortant de votre zone de confort vous prenez votre vie en main. Vos désirs, vos souhaits, vos objectifs ont alors une chance de se concrétiser. Peu importe ce qu’il adviendra, vous vous direz :

« J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour réussir ». En osant agir vers vos plus grands rêves, en plus de vous laisser la chance de (peut être) réussir, vous vous évitez une grande souffrance.

Cette dernière est aussi appelée: REGRET.

 

Une étude menée par une infirmière australienne, Bronnie Ware, met en avant ce concept. Durant de nombreuses années, Bronnie Ware a travaillé dans le service de soins palliatifs. Elle a alors pu accompagner ses patients vers leurs derniers moments de vie. L’australienne a choisi d’enregistrer les diverses révélations de ses patients.Elle a d’abord commencé par écrire un blog. Celui-ci a rencontré un grand succès et l’infirmière en a, ensuite, écrit un livre nommé : « Les 5 regrets des personnes en fin de vie ».

 

Elle leur a posé deux principales questions : « Quels regrets avaient vous ? Qu’est ce que vous auriez pu faire différemment ? ».

 

Voici le 5 réponses qui sont revenues le plus souvent :

 

1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre la vie que je souhaitais , et non celle que les autres attendaient. »

Bronnie Ware explique que cette présente réponse correspond au regret le plus commun de ses patients. Qu’est ce que les autres vont bien pouvoir penser de moi ? Cette question qui fait état de la peur du regard des autres et que tout le monde s’est posé au moins une fois (pas plus, vraiment ?!) dans sa vie. Cette peur peut se révéler suffisamment forte pour nous empêcher d’agir selon nos aspirations. Cela peut être lié également avec un manque de confiance et d’affirmation de soi.

 

2. « J’aurais aimé ne pas avoir travaillé si dur. »

Ce second regret qui n’a rien a voir avec le thème du site. Donc on n’en parle pas.

Non plus sérieusement, ce dernier illustre l’excès d’énergie et d’effort que l’on peut solliciter pour notre métier. Cela se fait au détriment de notre épanouissement personnel voir même de notre santé. Il arrive que l’on fasse de nombreux sacrifices, passant à côté d’opportunités tant souhaitées.

 

3. “J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments.”

Ce dernier s’apparente grossièrement au premier regret. En effet, ils se réfèrent tous les deux au « courage ». Dans les deux cas, ils sont liés (en partie) au manque de confiance et/ou d’affirmation de soi.  Quand notre confiance en soi est faible, nous n’osons pas nous confronter aux autres. Si je suis en colère contre une personne, je rencontrerai des difficultés à lui exposer mon ressenti. Si j’éprouve des sentiments amoureux envers une personne, je vais avoir du mal à lui témoigner.

Il fait également état d’un manque d’intelligence émotionnelle. L’intelligence émotionnelle peut être définie comme la capacité d’identifier, d’évaluer, contrôler et exprimer nos propres émotions ainsi que celles des autres. C’est un concept très intéressant. Il semblerait que la plupart des grands leaders soient dotés d’une grande intelligence émotionnelle.

 

4. « J’aurais aimé rester en contact avec mes amis. »

De nombreuses études scientifiques soulignent l’importance d’avoir des relations de qualité pour être heureux. Cela est vrai pour les relations amoureuses mais également pour les relations amicales. « Il est préférable de favoriser la qualité à la quantité dans nos relations », m’a t’elle dit…

 

5. « J’aurais aimé être plus heureux. »

Etroitement lié avec les 4 précédents. Comment être heureux/se si nos actions ne correspondent pas à nos valeurs, à nos propres souhaits ? Ce dernier regret amène à réfléchir également sur notre manière d’appréhender les événements qui nous arrive. Ou certaines personnes verront un échec, une perte comme une manière de rebondir, d’autres verront cela comme un « coup du sort ».

 

 

 

Résumé:

 

  • Sortez de votre zone de confort pour: vivre de nouvelles expériences, rencontrer plus de facilités lorsque vous sortirez de cette zone la fois suivante, être moins stressé(e), apprendre à se connaître, être plus créatif/ve, apprendre à être parfait(e) dans votre imperfections, y prendre goût et gagner davantage confiance en vous.

 

  • Sortez de votre zone de confort, mais allez-y étape par étape. On ne devient pas un champion(ne) du jour au lendemain. Armez-vous de patience.

 

  • Votre zone d’INconfort correspond (entre autre) à tous vos projets, vos objectifs, vos rêves. En restant dans votre zone de confort: vous sèmerez le regret (notez la rime!).

 

 

 

 

Ce premier article est le premier d’une longueeeeeeee série. J’espère que vous éprouverez autant de plaisir à lire mes articles que moi à les écrire.

Je resterai toujours à votre écoute si vous avez un sujet que vous voulez que je traite. N’hésitez vraiment pas à me le faire savoir !

 

En attendant, prenez soin de vous et passez à l’action.

 

 


 

Sources :

 

[1]- Lee, C., Therriault, D. and Linderholm, T. (2012). On the Cognitive Benefits of Cultural Experience: Exploring the Relationship between Studying Abroad and Creative Thinking

[2]-Yerkes, R. and Dodson, J. (1908). Classics in the History of Psychology — Yerkes & Dodson (1908). [online] Psychclassics.yorku.ca. Available at: http://psychclassics.yorku.ca/Yerkes/Law/

[3]-Goleman, D. (2012). The Sweet Spot for Achievement. Psychology Today. Retrieved 17 December 2017, from https://www.psychologytoday.com/blog/the-brain-and-emotional-intelligence/201203/the-sweet-spot-achievement

-Brenner, A. (2015). 5 Benefits of Stepping Outside Your Comfort Zone. [online] Psychology Today. Available at: https://www.psychologytoday.com/blog/in-flux/201512/5-benefits-stepping-outside-your-comfort-zone

-Cassibry, K. (2017). The Psychology of Comfort Zones – Inpathy Bulletin. [online] Inpathy Bulletin. Available at: http://inpathybulletin.com/psychology-comfort-zones/

-Zilca, R. (2011). Comfort Kills. [online] Psychology Today. Available at: https://www.psychologytoday.com/blog/confessions-techie/201101/comfort-kills

-Gregoire, C. (2014). 6 Reasons To Step Outside Your Comfort Zone. [online] HuffPost UK. Available at: https://www.huffingtonpost.com/2014/09/26/stepping-outside-your-comfort-zone_n_5872638.html

-Tugend, A. (2011). Tiptoeing Out of One’s Comfort Zone (and of Course, Back In). [online] Nytimes.com. Available at: http://www.nytimes.com/2011/02/12/your-money/12shortcuts.html?pagewanted=all&_r=0

-Ware, B. (n.d.). Regrets of the Dying. [online] Bronnie Ware. Available at: http://www.bronnieware.com/blog/regrets-of-the-dying

-Steiner, S. (2012). Top five regrets of the dying. [online] the Guardian. Available at: https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2012/feb/01/top-five-regrets-of-the-dying

-Henry, A. (2013). The Science of Breaking Out of Your Comfort Zone (and Why You Should). [online] Lifehacker.com. Available at: https://lifehacker.com/the-science-of-breaking-out-of-your-comfort-zone-and-w-656426705

Wikipedia.org. (n.d.). Loi de Yerkes et Dodson. [online] Available at: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Yerkes_et_Dodson